CART PRODUCTION

Manfred Sternjakob Sporadics Shots

25 DVDCH600A neuf ans, Old Wabble* a doucement remplacé Hagen** dans mon estime. Old Wabble aussi défendait la liberté, mais comme Hagen, c’était un méchant. Donc, pour quelques années, j’ai dû m’arranger, et comme le héros d’un film d’Achternbusch, j´ai mis des œufs crus dans mes poches, pour ne pas bousculer les autres. Puis, à quinze ans, j´ai vu ce Monsieur*** avec son chapeau qui m’a expliqué, en balayant la rue, son concept de l’art élargi. Je ne suis pas sûr d´avoir compris le concept, mais j´ai su que c’était ma chance. En plus, moi aussi, je balayais la rue chaque samedi … Depuis, ça va mieux. J´ai trouvé la soupape pour évacuer mes angoisses et mes agacements…
*Karl May, « Old Surehand I,II », ** « Die Nibelungen », ***Joseph Beuys

Contenu du dvd :
Drama Falls Like Teardrops 23’59’’, 2002 / The Shelter 8’45’’, 2002 / Tough Country 5’35’’, 2004 / I Love Nobody 6’, 2007 / Simple Man 2’55’’, 2008 / Winter and My Soul 3’45’’, 2010 / Herman Lehmann Chapter1 16’35’’, 2011 / At The Low Budget 5’22’’, 2011 / Summer of Crime 1’35’’, 2011 / Coldblooded 1’, 2012 / Dodge 2013
+ Allegro ma non troppo (version longue)

Vidéos «performatives» Vidéo 06’20’’, 1990 / Radio 02’57’’, 1990 / Dance 01’30’’ 1992 / Übung N°4 06’04’’, 1994 / Biedermann 05’59’’, 1995 / Kunststück 03’16’’, 1998

Livret 16 pages couleur /  texte de Thomas Soriano

DVD 9 / toutes zones / PAL
Durée du DVD : 85 minutes
Format de l’image : 4:3
Format audio : français et anglais /sous-titres en anglais

© 1990-2014 Manfred Sternjakob pour les vidéos
© 2014 Simon Laveuve pour le portrait de MS
© 2014 Thomas Soriano pour le texte
© 2015 écart production pour l’édition
© 2015 Tous droits réservés

PRIX 19 euros

Je construis mes vidéos comme un sculpteur fait du modelage. Je rajoute et j’enlève des séquences, choisies d’après la qualité de leur atmosphère et de leur esthétique, dans le fond d’images prises pendant mes voyages. Je détruis tout et je recommence á zéro. Ce procédé peut se répéter plusieurs fois. L’absence totale de script ou de scénario m’oblige à réinventer pour chaque vidéo une nouvelle forme. Je n’ai pas de plan, la forme se développe pendant le montage. Le travail me convient dès que la bonne structure et le bon rythme sont trouvés. Je n’aime pas faire des films ou le texte prend plus d’importance que les images. Je n’aime pas le cinéma de « littérature » et j’essais de composer du sens avec les images. Finalement, j’opte pour un cinéma de « peintre » et non pour un cinéma d’ « écrivain ». Le son et le texte entrent en jeu une fois la composition des images finalisées. En regardant le montage plusieurs fois, le son et le texte s’installent comme un nouveau film dans ma tête. Mon atelier est devenu cette partie du monde. Les raisons en sont multiples : historiques, culturelles, familiales … La moitié de ma vie, j’ai vécu, joué ou travaillé avec des Américains. J’ai grandi entouré des grandes bases militaires américaines, et adopté avec joie l’ « American Way of Life », l’Allemagne s’appelait alors RFA et j’ai grandis sous la protection d’ « Uncle Sam ». Depuis la réunification ce pays ne ressemble plus à ce que j’ai connu ,et avec une grande dose de nostalgie je retrouve mon enfance dans le Midwest américain.