CART PRODUCTION

Christelle Familiari

17 DVD-CF-600« Depuis les premières pièces, au milieu des années 90, la vidéo occupe une place importante dans le travail de Christelle Familiari. Si sa démarche s’est enrichie de pratiques et de médiums très divers (sculptures, objets, collages…), la vidéo y garde toujours un statut déterminant et significatif. Les premières œuvres vidéo étaient centrées sur l’intime et la relation à l’autre dans des jeux de confrontation avec l’image et le spectateur. Désormais, le rapport au corps s’est autonomisé et les images se sont affirmées graphiquement. Dans Le Tourniquet, Le Banc, Le Passage, l’artiste est dissimulée sous un étrange vêtement et se livre à de petites saynettes très minimales dans des espaces urbains indéterminés dans lesquels les repères sont brouillés. Dans Un, des corps (2), l’artiste a délégué son accessoire (une jupe bolivienne) à des danseurs.
Le corps apparaît et disparaît sous les plis du tissu, il roule, tombe, s’échoue, s’inverse et se contorsionne comme un animal dont le comportement nous échapperait. Le traitement de l’image y subit le processus lent de réitération du geste qui est à l’oeuvre dans de nombreuses sculptures de l’artiste. Ici, il ne s’agit plus ni d’enfiler, de nouer ou de tordre, mais d’isoler numériquement chaque image pour lui faire subir à la main un travail lent et laborieux d’effacement. Il en résulte une plasticité très singulière. L’esthétique des vidéos, muettes et en noir et blanc, la mise en boucle ainsi que la mécanisation des corps livrés à des mouvements incessants, contribuent à accentuer le potentiel résolument burlesque de ces films. » Claire Guezengar

Contenu du dvd :

Le tourniquet, vidéo en boucle, 2004.
Le banc,vidéo en boucle, 2004.
Le passage, 2004, vidéo en boucle.
Un, des corps séquence A,vidéo en boucle, 2006.
Un, des corps séquence D, vidéo en boucle, 2006
Un, des corps séquence J , vidéo en boucle, 2006.
Un, des corps séquence O, vidéo en boucle, 2006.
Un, des corps séquence T, vidéo en boucle, 2006.

Cette édition a été tirée à 500 exemplaires dont un tirage de tête de 50 exemplaires contenant une sérigraphie originale de l’artiste, impression noire sur papier BFK Rives 180 g/m2 blanc au format 13×18 cm, répartis comme suit 40 exemplaires numérotés de 1 à 40, 5 exemplaires numéroté EA I à EA V et 3 exemplaires numérotés HC I à HC III.

DVD 5 / toutes zones / PAL
Format audio : muet
© 2004-2006 Christelle Familiari pour les vidéos
© 2010 Claire Guezengar pour le texte
© 2010 Simon Laveuve pour le portrait de CF
© 2010 Ecart production pour l’édition
© tous droits réservés / all right reserved

PRIX 19 euros

Depuis les premières pièces, au milieu des années 90, la vidéo occupe une place importante dans le travail de Christelle Familiari. Si sa démarche s’est enrichie de pratiques et de médiums très divers (sculptures, objets, collages…), la vidéo y garde toujours un statut déterminant et significatif. Les premières oeuvres vidéo étaient centrées sur l’intime et la relation à l’autre dans des jeux de confrontation avec l’image et le spectateur. Désormais, le rapport au corps s’est autonomisé et les images se sont affirmées graphiquement. Dans Le Tourniquet, Le Banc, Le Passage, l’artiste est dissimulée sous un étrange vêtement et se livre à de petites saynettes très minimales dans des espaces urbains indéterminés dans lesquels les repères sont brouillés. Dans Un, des corps(2), l’artiste a délégué son accessoire (une jupe bolivienne) à des danseurs. Le corps apparaît et disparaît sous les plis du tissu, il roule, tombe, s’échoue, s’inverse et se contorsionne comme un animal dont le comportement nous échapperait. Le traitement de l’image y subit le processus lent de réitération du geste qui est à l’œuvre dans de nombreuses sculptures de l’artiste. Ici, il ne s’agit plus ni d’enfiler, de nouer ou de tordre, mais d’isoler numériquement chaque image pour lui faire subir à la main un travail lent et laborieux d’effacement. Il en résulte une plasticité très singulière. L’esthétique des vidéos, muettes et en noir et blanc, la mise en boucle ainsi que la mécanisation des corps livrés à des mouvements incessants, contribuent à accentuer le potentiel résolument burlesque de ces films.